[Test] Metro Exodus, un train vers l’inconnu !

S’embarquer dans une histoire, où le métro est déjà en marche, n’est pas une chose aisée. Il faut bien avouer que dans certains cas, il arrive même que nous soyons laissés sur le quai d’embarquement. Dans d’autre cas en revanche, il peut prendre son temps, pour que l’on puisse entrer dans ce dernier sans souci, et ce fût le cas avec ce Metro Exodus.

Metro Exodus est un FPS d’aventure/action développé par 4A Games, édité par Deep Silver et distribué par Koch Media, je remercie d’ailleurs ces derniers pour leur confiance car c’est grâce à eux que je peux vous proposer ce test ! Le jeu est sorti le 15 février 2019 sur PC, Xbox One et PS4, par ailleurs c’est sur la console de Sony que j’ai pu m’aventurer en dehors de Moscou !

Metro Exodus se déroule dans un monde post-apocalyptique, 23 ans après une guerre nucléaire qui a dévasté l’entièreté de la population. Les personnes vivant dans le métro de Moscou sont reconnues comme étant les seuls survivants de cette guerre. Nous allons ici suivre les aventures d’Artyom, héros de cette trilogie qu’est Metro, à savoir Metro 2033 pour le premier opus et Metro Last Light pour le second.

En quête de trouver de la vie à l’extérieur du métro de Moscou, Artyom va chercher par tous les moyens qui lui sont offerts de prouver que d’autres civils vivent en extérieur. Pour cela, il va en premier lieu se servir de sa radio afin d’essayer de capter des appels d’autres personnes. Malheureusement sans succès. Étant tout de même sûr de lui, il ira à l’encontre des recommandations qu’on lui fait. Force de persévérance, il va obtenir gain de cause et prouver enfin qu’un monde extérieur existe, que l’humanité restante n’est pas cantonnée à Moscou et surtout que tout un complot est en place pour laisser penser que les personnes vivants dans les métros de la capitale Russe sont les derniers survivants.

Artyom, sa femme ainsi que des membres de l’Ordre, des rangers permettant de cadrer la vie dans le métro, partent donc à la recherche de vie en dehors de Moscou, à bord d’un train appelé l’Aurora.

Comme vous le savez, je n’aime pas du tout spoiler un jeu, l’intérêt de mes écrits sont plus pour vous faire découvrir et vous donner envie de jouer au jeu, donc je n’irai pas plus loin dans l’explication de l’histoire, sauf si j’y suis amené par obligation pour étayer mes propos.

Il faut savoir que Metro Exodus est un premier pas pour moi dans cet univers. Je ne connaissais que de nom les précédents opus et j’ai appris bien plus tard que cette série de jeu était tirée d’un roman. Comme de plus en plus de jeu d’ailleurs ! Donc sachez que je ne jugerai pas les ressemblances avec le matériel d’origine, d’autant que je n’ai pas lu cette trilogie de romans, mais bien sur l’adaptation qui a été réalisée ! Je pense que chaque auteur, quel que soit le support, a le droit de s’exprimer et d’apporter sa sensibilité à l’œuvre qu’il souhaite adapter, donc ce qui m’intéresse là c’est le jeu et non pas de savoir si le livre est adapté à la ligne prêt.

Comme je vous le disais, c’est la première fois que je joue à un jeu de la licence Metro et clairement c’est suffisamment bien réalisé pour qu’un néophyte entre dans l’histoire sans pour autant avoir fait les opus précédents. Nous avons une longue scène d’exposition au début du jeu, nous permettant de comprendre les enjeux, aussi bien de survit que politique qui sont abordés dans l’œuvre. Il est expliqué très clairement comment vivent les gens à l’intérieur du métro de Moscou et ce à quoi ils sont confrontés. Entre les radiations à l’extérieur, les obligeant à rester sous terre ou en sortant avec des protections adéquates et les monstres présents aussi bien à la surface que dans les galeries souterraines, on comprend très vite qu’il n’est pas bon de vivre dans ce monde post-apocalyptique.

Lorsque l’on avance dans le jeu, on se rend vite compte de la façon dont est découpé ce dernier. Le héros et l’équipage arrivent dans une zone, il y a une péripétie qui nous empêche de continuer, comme un chemin barré ou des personnes qui se font passer pour d’autres, il faut résoudre cette problématique pour enfin continuer à avancer. En soit ce n’est pas une structure narrative qui me dérange, surtout quand nous sommes sur un voyage tel que celui-là, il faut bien ponctuer l’aventure d’un peu d’action. La seule chose qui me dérange réellement étant la position du héros, à savoir celui qui va régler tous les problèmes de ces inconnus, simplement parce qu’il arrive dans cet endroit, mais c’est inhérent à beaucoup d’œuvre en général. C’est aussi pour ça que j’ai préféré le passage à Imantaou, car c’est l’équipage qui déclenche le problème et fonce droit vers un piège. Donc c’est bien à nous de nous dépatouiller de ce souci, sans pour autant régler les ennuis du lieu, simplement survivre !

Nous sommes bel et bien sur un jeu assez dirigiste dans sa façon de fonctionner, bien que celui-ci propose des zones assez grandes. C’est bien par les dialogues que ce dernier nous poussent à réaliser les quêtes annexes en nous proposant plusieurs alternatives avant de continuer la quête principale. Par exemple, aider les civiles en combattant des camps ennemis, ou encore aller chercher une peluche dans le nid d’un monstre. Metro Exodus n’est clairement pas avare dans son contenu, sans pour autant trop en mettre, nous avons un juste milieu vraiment appréciable.

D’ailleurs en parlant des dialogues, il y a un point qui m’a laissé un peu pantois, Artyom, le personnage principal, ne parle pas. En dehors des temps de chargement il raconte un résumé de ce qu’il vient de se passer, ce dernier ne répond jamais aux autres personnages. Ce qui donne des scènes assez cocasses par moments. Un personnage lui parle de ses sentiments, de ses craintes et Artyom lui colle un gros vent. L’autre personnage n’est pas du tout vexé et lui répond même merci !

Blague à part, j’imagine que ce parti pris est présent pour une plus forte implication envers le personnage, afin que l’on s’identifie beaucoup à lui, en imaginant ce qu’il peut répondre, plutôt que nous imposer ses réponses, mais pour moi ça fait tout l’inverse et ça me sort totalement du jeu. J’avoue que cela faisait longtemps que je n’avais pas joué à un jeu utilisant ce procédé et donc c’est sans doute pour cela que ça m’a sauté aux yeux, ou plutôt aux oreilles.

En dehors de ces petits points à noter, l’histoire est vraiment passionnante, on a toujours envie d’en savoir plus et surtout de comment va s’en sortir notre bande. Même si certaines situations sont téléphonées, elles sont bien amenées et reste logiques dans le déroulement de cette aventure.

Comme je vous l’ai déjà dit, je n’ai jamais joué à un Metro, en dehors de ce troisième épisode, donc je ne peux pas savoir comment étaient les contrôles des anciens jeux, cependant, je sais qu’il m’a fallu un petit temps d’adaptation pour bien comprendre comment accéder à telle ou telle commande du jeu. Notamment le fait d’appuyer longuement sur une gâchette pour faire apparaître un menu contextuel, nous invitant de nouveau à appuyer sur une touche pour sélectionner l’objet souhaité. Non pas que ce soit compliqué à réaliser, il s’agit plus d’un souci d’ergonomie selon moi. Surtout que dans certaines situations, on a plutôt intérêt à se dépêcher de réaliser nos actions afin de ne pas se faire bouffer par les monstres qui arrivent derrière nous ! Une fois que l’on a bien compris et appris se trouve tel menu, on va fatalement beaucoup plus rapidement dans l’exécution de nos mouvements.

Je suis habituellement sujet au «motion sickness» dans un jeu à la première personne, je ne sais pas à quoi cela est dû, mais force est de constater que je n’ai eu aucun souci à déplorer lorsque j’ai joué à Metro Exodus. Était-ce grâce aux réglages de la profondeur de champ, grâce à la fluidité du titre ? Je ne peux pas vous dire, mais une chose est sûre, c’est que j’ai pu profiter pleinement du jeu et me remettre par la même occasion à un jeu de type FPS. Tous les codes du genre y sont respectés, je n’ai rien à déplorer là-dedans et clairement, c’est un bon FPS. Le ressenti des impacts de balles est fort et l’ATH est clair. En même temps pourquoi vouloir forcément révolutionner un genre, lorsqu’on le maîtrise aussi bien.

Un point intéressant lors des combats, étant le choix et notre façon d’intervenir. Il est possible d’y aller tel un bourrin, ce qui pourra jouer sur le déroulement de votre histoire, comme y aller en infiltration en évitant de tuer le plus possible, là aussi cela aura une influence dans le déroulement de votre histoire. Ce ne sera pas grand-chose mais il est très intéressant de le noter afin que les joueurs puissent choisir leur façon d’aborder Metro Exodus.

Au début de l’aventure, il y aura un établi qui sera mis en place, afin d’améliorer les armes et autres composants. J’ai trouvé le système vraiment très ingénieux et vraiment bien fichu ! Par exemple, avant de pouvoir installer une amélioration sur une arme, il faut pour cela que vous la récupéreriez sur l’arme d’un ennemi, car oui, les armes peuvent être ramassées, mais aussi démontées, ce qui permet de garder l’amélioration pour l’appliquer sur votre arme à vous afin de créer celle qui vous correspond le mieux dans votre façon de jouer. En revanche, il faut prendre soin de celle-ci, donc n’oubliez pas de ramasser suffisamment de ressources pour la nettoyer, sinon elle s’enraye et il en est de même pour votre masque à gaz. Car oui, lui aussi il va falloir en prendre soin, lorsque l’on vous attaque et que vous le portez, il arrivera que celui-ci pète et donc forcément lorsque vous arrivez à un endroit avec du gaz, vous le respirez, donc le personnage se propose à y mettre un scotch afin de boucher le trou mais ce n’est que temporaire. Tous ces petits aspects ajoutent une certaine dose de réalisme qui n’est vraiment pas de trop en plus de ne pas être trop contraignante.

En plus des ressources et autres munitions que vous trouverez lors de vos pérégrinations, il y aura également des cassettes audio et divers documents à trouver. Tout cela compte évidemment pour l’obtention des trophées mais est aussi présent pour étoffer le lore de Metro Exodus. Les cassettes audio sont présentes en tant que vestige et souvenirs de personnes, généralement mortes ou disparues, permettant d’ajouter de la profondeur à leurs histoires. Les documents servent plus ou moins à la même chose, mais étant à l’écrit cela se retrouve moins poignant que via un format audio, l’application émotionnelle sur ce qu’on lit est moins forte que ce que l’on peut entendre.

Il m’est arrivé à plusieurs reprises de m’arrêter devant de somptueux paysages qui s’offraient à moi. Alors oui, nous sommes toujours dans un jeu post-apo, avec des rendus un peu ternes, mais bon dieu, la nature qui commence à reprendre ses droits sur les constructions humaines est tellement belle ! Alors je vous arrête tout de suite, le jeu n’est pas ultra beau, on est d’accord que nous ne sommes pas sur de l’hyper réalisme, mais en même temps ce n’est pas le but recherché ! Il faut savoir apprécier ce que le jeu à nous offrir et force est de constater que bon dieu, c’est beau ! La construction des zones, les divers reliefs que celles-ci peuvent avoir, tout le game design est très soigné afin de profiter à chaque instant d’un lieu sublimé par la lumière ambiante, ou alors du coucher de soleil. Il est clair que je suis difficilement objectif avec les décors dans un style post-apocalyptique, mais vraiment il faudrait être très difficile pour ne pas apprécier ce que l’on voit.

J’ai cependant quelques réserves à poser sur ce qui touche au graphisme dans le sens large. Déjà la similarité de certaines créatures avec un autre jeu se passant dans un même univers. Ensuite, certaines animations faciales, notamment lors de scènes parlées, sont un peu approximatives et il arrive que certaines textures sur les décors bavent un peu, mais ça, c’est vraiment pour être tatillon. Le jeu en lui-même reste vraiment très agréable à parcourir et n’accuse en aucun cas un retard dans ce qu’il a à proposer visuellement.

Je vous parle d’immersions graphiques, mais le son joue un grand rôle aussi dans ce Metro Exodus. Car en plus de se payer une version française de très bonne facture, avec certaines voix françaises qui pourront vous rappeler d’autres jeux, notamment José Luccioni qui interprète ici Melnik, le capitaine de l’Ordre, qui n’est d’autre que le doubleur d’Al Pacino mais aussi d’un certain Victor Sullivan d’une autre série de jeu. Certaines musiques sont terriblement excellentes! Je vous parlais de Imantaou plutôt dans cet article, mais la musique qui y est présente lors de la phase de gameplay et tout simplement dingue ! Des riffs de guitare électrique, tout cela sublimé avec des basses prenantes, bon dieu que s’en était jouissif !

Je tenais à revenir sur ce superbe press kit reçu de la part de Koch Media, avec un livret d’informations sur le lore de la série, permettant d’en apprendre un peu plus sur les personnages entre autres et également cette plaque d’identification qui permet de faire un clin d’œil au côté militaire que le titre aborde !

Pour résumer, Metro Exodus est une très bonne surprise en plus d’être une très bonne découverte. Le gameplay et les graphismes y sont soignés et je ne peux que souligner l’excellent travail qui a été réalisé pour permettre aux joueurs néophytes comme moi de se lancer dans cette aventure sans pour autant avoir fait les autres opus. On est clairement là face à un bon jeu, qui a ses défauts mais qui semble être conscient de les avoir, malgré cela il s’efforce de faire de son mieux afin de rendre l’expérience du joueur très satisfaisante.

Aussi, vous pourrez retrouver ce titre sur les plateformes de téléchargement et en versions physiques au prix de 56,99€.

Toutes les images utilisées sont tirées de mes propres sessions de jeux.


• L’accessibilité : On attaque les points positifs avec l’accessibilité dont fait preuve ce Metro Exodus, vous n’avez pas fait les autres opus ? Rien de grave, on vous explique très rapidement l’histoire dans laquelle vous allez vous plonger !
• La bande sonore : Bon dieu, ces morceaux à la guitare électrique, avec des basses bien lourdes, qu’est ce que c’est jouissif ! Rien de mieux pour nous plonger dans une action frénétique.
• L’histoire : Bien qu’un peu cliché, l’histoire n’en reste pas moins agréable à suivre, surtout quand celle-ci nous plonge dans un monde post-apocalyptique.


• Le Gameplay : Un peu frustrant au début, le temps de bien tout prendre en main, mais ce défaut se corrige très vite.
• La durée de vie : Nous sommes tellement bien plongés dans ce monde post-apo, que l’on voudrait que celui-ci dure plus longtemps !

8 thoughts

  1. Je découvre cette saga. Je pourrais me laisser séduire par l’ambiance post-apo, mais beaucoup moins par le genre FPS. En tout cas, j’ai pris plaisir à lire ton test ! Par curiosité, c’est toi qui as contacté Koch Media le premier ? Comment s’y prend-t-on pour tester ainsi des jeux ?

  2. Je pense m’intéresser à la trilogie des bouquins, un de ces jours. Mais ça me rassure de voir qu’on peut quand même faire les jeux, de manière indépendante les unes des autres. Même si le FPS n’est pas mon truc a priori, l’ambiance, le côté post-apo, pourrait éventuellement me tenter un jour. En dépit de quelques bavures et maladresses, ça a l’air d’être vraiment bien dans le style post-apocalypse et puis il y a vraiment une ambiance particulière avec ces galeries de métro où l’on est enfermé, avant de pouvoir en sortir. Merci pour ton avis qui permet d’en savoir bien plus comment fonctionne le jeu (inventaire, ressources, infiltration ou non), ce que je peinais à savoir en m’intéressant à la trilogie de jeux.

    1. Pour ce qui est des livres, je compte sur toi pour nous en donner des nouvelles ! 🙂
      Très content de savoir que mon test a été utile pour en apprendre plus sur les fonctionnalités du jeu ! J’ai essayé d’être le plus clair et précis possible, donc ravi de voir que cela t’a plu ! :3 Merci beaucoup à toi pour ton retour ! 🙂

  3. Salut à toi, Mystic ! Tu nous as encore pondu un excellent test et même je dirais le meilleur test de ton blog jusqu’à maintenant. On y retrouve un papier encore plus détaillé sur l’oeuvre vidéoludique et c’est vraiment cool ! Je vois constamment une progression dans ta part pour parler d’une oeuvre. Continue comme ça ! 🙂

    1. Pwaah merci beaucoup Swordy ! Je suis vraiment que ce test t’ai plu et que tu y ai senti une amélioration ! J’ai effectivement cherché à être plus détaillé sans pour autant “trop” parler ! Merci beaucoup de ton retour, j’espère que les prochains tests seront à la hauteur du coup ^-^

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