[Test] Evoland Legendary Edition, l’histoire du jeu vidéo !

Le début de l’histoire du jeu vidéo pour le grand public remonte aux années 70, d’abord grâce aux bornes d’arcade puis aux consoles de jeu.
Avec cette petite phrase je vous apprends tout et rien en même temps, mais maintenant nous sommes d’accord pour se dire que le jeu vidéo commence à se faire de l’âge et sa présence depuis bientôt plus de 50 ans à vu naître des centaines de jeux que l’on considère comme des classiques aujourd’hui !
Que ce soit par leurs histoires, leurs révolutions dans le gameplay ou grâce à une technologie plus avancée, ces jeux que l’on considère comme « classique », ont marqué beaucoup de joueurs et bien évidemment beaucoup de développeurs et ce fut le cas des personnes travaillant à Shiro Games.

Shiro Games est un studio indépendant créé en 2012 en France. Ils ont réalisé à ce jour 4 jeux, dont un toujours en développement. Ils se sont très vite fait remarquer en 2013 avec leur premier jeu Evoland, qui a eu le droit à une suite en 2015 avec Evoland 2 tous deux sorties sur PC. Il sera aujourd’hui question de ces deux jeux, ressorti récemment dans un bundle sur nos consoles de salon.

Evoland Legendary Edition est un jeu d’action/aventure/RPG, développé et édité donc par Shiro Games, d’ailleurs je tiens à les remercier sincèrement, car grâce à eux j’ai pu obtenir une clé du jeu et vous proposer aujourd’hui ce test !
Le jeu est sorti le 7 février sur PS4, Nintendo Switch, Steam, et le 8 février sur Xbox One. J’ai réalisé ce test sur ma petite console de cœur, à savoir la petite dernière de Nintendo et que le jeu s’y prête bien de par son gameplay, mais nous y reviendront !

L’édition «Legendary» regroupe les deux jeux Evoland, je vais donc découper le test en deux points distincts tant les différences présentes dans les jeux peuvent être importantes sur certains aspects.

Evoland premier du nom nous plonge au cœur d’une grande aventure aux allures des jeux d’antan. Une aventure qui se promet d’être riche en découvertes et en rebondissements. Nous commençons, comme tout bon vieux jeu, avec un personnage, au milieu de nulle part, dont on ne connaît rien.
Le jeu nous invite à réaliser des actions bien précises, aller à droite, pour ouvrir un coffre, qui vous permet d’aller à gauche, pour ouvrir un nouveau coffre, ce dernier vous permet d’aller vers le haut ce qui vous permettra d’ouvrir de nouveau un coffre, enfin vous avez compris l’idée.

Chaque coffre que l’on ouvre dans Evoland, en dehors des collectibles qui peuvent s’y cacher, nous apprend une nouvelle aptitude, ou des améliorations au sein du jeu lui-même !
En effet le jeu commence avec des allures d’ancien jeu 8-bit, jusqu’à même utiliser des graphismes pixelisés verdâtres pour faire penser à la Game Boy. Puis, plus nous avançons dans le jeu, plus celui-ci ressemblera aux jeux 16-bit, puis affinera ses textures avec le 32-bit. Les musiques subiront également l’évolution du temps, avec des sons de plus en plus orchestraux. Tout cela pour arriver enfin à la 3D !

C’est exactement ça la puissance d’Evoland, l’évolution du jeu vidéo à travers les âges, par le gameplay de ce dernier. Tout y est mis en œuvre, aussi bien les graphismes comme je vous en parlais juste avant, que le gameplay lui-même qui s’étoffe en avançant dans l’aventure. C’est un tour de force et surtout un amour profond au média du jeu vidéo qu’a réalisé l’équipe de Shiro Games.

On peut trouver l’histoire convenue, voire même clichée, mais l’ambiance générale du jeu, nous conforte dans la bienveillance qui a été mis en œuvre pour réaliser ce premier Evoland. Pour faire un résumé, notre héros accompagné d’une jeune fille, va devoir partir à l’aventure, pour réussir à déjouer les plans de l’antagoniste. Tout cela accompagné de rebondissement et de clins d’œil assumé à d’autres jeux vidéo.

En parlant de ça, les clins d’œil les plus présents concernent le gameplay en lui-même. Lorsque nous sommes sur la map, le jeu est présenté comme un The Legend of Zelda, en vue du dessus pour les phases en 2D et de trois quart pour les phases en 3D. Les combats aussi sont réalisés de sorte à faire penser à du Zelda, avec les coups d’épée que le héros peut donner.
Cependant, il arrive que pour certains ennemis, le combat se fasse en tour par tour, ce qui fait irrémédiablement penser aux anciens RPG, typé Final Fantasy par exemple.

Ce premier jeu est une réelle réussite, aussi bien sur le fond que sur la forme. Cette promesse de voir l’évolution du jeu vidéo est maintenue et je dirai même plus, totalement réussi, sans que cela entache l’expérience du jeu en lui-même. Il vous faudra en tout et pour tout 3h pour terminer l’histoire du jeu et 5h environ pour le finir à 100%.

Fort de leur succès avec le premier opus, Evoland 2 se veut plus ambitieux et surtout beaucoup plus référencé.
Pour ce qui est du gameplay, nous sommes dans les mêmes fonctionnalités que le premier jeu, quelques nouveautés sont cependant à noter. Il y a notamment des phases de plateforme et d’énigmes (à la façon Professeur Layton) ! Seulement cette fois Evoland 2 ne va pas simplement retracer l’histoire du jeu vidéo, mais va nous plonger dans une aventure à base de voyage dans le temps, de démon et toute une croyance autour d’un personnage.

Je dois avouer que sur ce coup, Shiro Games a su réaliser un deuxième volet de la façon qui le fallait. Ils ne se sont pas reposé sur leurs lauriers et au contraire ont poussé leurs idées encore plus loin. Ne serait-ce que pour l’histoire, celle-ci devient bien plus complexe et bien moins téléphonée.
Rien que le fait de prendre pour base les voyages dans le temps, relève d’un certain risque, vis-à-vis de la cohérence de l’univers qui est créé.
C’est d’ailleurs sur ces voyages temporels que l’idée de l’évolution du jeu vidéo s’articule.
En effet le présent de nos personnages représente l’époque du 32-bit, le passé est représenté par le 8 et 16-bit tandis que le futur est en 3D. Rien que cette idée de game design, de représenter la temporalité dans laquelle se trouve les personnages est une excellente idée. En plus de permettre aux joueurs d’identifier facilement où ils se trouvent, Shiro Games nous invite à revisiter de nouveau l’histoire du jeu vidéo par ce biais.

Je dois avouer que la recette marche encore, car celle-ci y est amenée avec cette histoire plus complexe, mais, car il y a un mais, l’histoire se perd parfois dans trop de complexité, ce qui peut perdre le joueur par moment.

Là où je trouve que Evoland 2 se distingue de son aîné, c’est pour la façon de raconter l’histoire du jeu vidéo. Autant le premier nous en parle par ses choix de game design, autant le second lui va nous en parler grâce à ses nombreuses références.

Que ce soit des références visuelles, avec des statues ou des personnages, où des références au sein même du texte, il va éveiller aux joueurs de nombreux souvenirs de ses expériences vidéoludiques.
Par exemple à plusieurs reprises il sera fait mention d’un jeune homme, tout de vert vêtu, qui s’amuse à casser des pots chez les gens ! Ou bien même quand un des personnages nous demande notre surnom et que l’on peut lui proposer Solid Snail.
Toutes ces références sont si bien amenées, qu’elles ne sont pas perçues comme étant trop lourdes.
Au contraire, il m’est arrivé à plusieurs reprises de rire sincèrement à une blague faites par un personnage ou encore avoir un sourire en voyant un élément visuel, me faisant penser à des œuvres de la pop culture. Car oui, Evoland 2 s’accorde même le plaisir de faire des références à la pop culture en général.

D’ailleurs le portage du jeu sur Nintendo Switch est une franche réussite. Que ce soit en mode portable ou dans le dock de la console, c’est toujours super fluide et le rendu sur la console fonctionne parfaitement.

Je pense qu’il faut prendre Evoland Legendary Edition comme étant une expérience à part entière. Où il s’agit de revisiter le jeu vidéo entant que média, à travers une expérience vidéoludique qui se tient de bout en bout qui plus est. On ressent un grand amour envers le média et il est clair que les joueurs ayant une certaine expérience dans les jeux vidéo devraient prendre leurs pieds, tout comme les gens n’ayant pas l’habitude de jouer et c’est un tour de force. Evoland a été réalisé par des amoureux pour des amoureux du média vidéoludique, mais pas que. Il reste néanmoins ouvert à un public large grâce à son gameplay accessible et son histoire avec un grand H.

Aussi, vous pourrez retrouver ce titre sur les platesformes de téléchargement au prix de 19,99€.

Toutes les images utilisées sont tirées de mes propres sessions de jeux.

• Les références : Alors oui, c’est très simple de me faire craquer sur ce point, mais les références qui parcourt tout le jeu, me séduisent totalement. Quand Shiro Games se permet de citer, The Legend of Zelda, Dragon Ball, Totoro, Kingdom Hearts et pleins d’autres œuvres de la pop culture, forcément je craque.

• Le gameplay : Simple, déjà vu mais terriblement efficace et qui se prête à merveille à la Nintendo Switch.

• Le rapport au jeu vidéo : Ce Evoland Legendary Edition retrace l’histoire du jeu vidéo d’une façon tellement bonne, que je pourrai donner ce jeu à des néophytes, afin de leur montrer et leur expliquer d’une façon ludique l’histoire vidéoludique.

• La durée de vie : Peut-être un poil trop court, même si le deuxième opus nous embarque dans une histoire d’une quinzaine d’heures, quelques heures supplémentaires n’auraient pas été de refus !

• La musique : Les musiques qui ont été réalisé peuvent vite devenir entêtantes, dommage pour ce point.

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