Marvel’s Spider-Man, un coup d’éclat !

Ah Spider-Man… Sans doute le super-héros que j’affectionne le plus parmi l’écurie Marvel. Pourtant je suis clairement un novice en comics !

Mes connaissances sur l’homme araignée s’arrêtent aux dessins animés des années 90, aux différents films que l’on a pu avoir, que ce soit l’excellente trilogie de Sam Raimi, le diptyque décrié, mais que j’apprécie énormément, de Marc Webb ou encore ce nouveau reboot de Jon Watts pour le MCU !

C’est dire si je ne connais pas grand chose à cet univers. Pourtant, cela ne m’a pas empêché de m’y intéresser bien plus depuis deux œuvres très récentes.

À savoir Spider-Man Into the Spider-Verse, que je trouve être le meilleur film sur le super-héros qui a été fait ! Et surtout le jeu d’Insomniac Games, j’ai nommé Marvel’s Spider-Man.

Alors il n’est pas question de vous écrire un test comme j’ai pu le faire, mais plus vous écrire un avis global de ce que j’ai pensé de ce jeu. Car même si celui-ci a eu un certain succès, il est important je pense, de continuer de parler de ce dernier !

Comme je vous le disais en introduction, je ne connais pas grand chose de l’univers de Spider-Man. Cependant, les personnes travaillant à Insomniac Games, qui plus est à l’écriture du scénario, ont bien compris que s’ils voulaient toucher un maximum de personnes, il fallait que cela parle au plus grand nombre ! Et pour autant, ils n’ont pas pris les gens pour des idiots non plus.

On a eu 7 films au cinéma, on connaît déjà l’histoire de base ; Peter Parker, un lycéen se fait mordre par une araignée «radioactive», ce qui lui procure des super pouvoirs.

Partant de ce principe, Insomniac Games a choisi de nous introduire Peter Parker, 8 ans après qu’il se soit fait mordre. En commençant directement avec l’arrestation de Wilson Fisk, dit le Caïd (Kingpin en VO).

Il faut le dire, ce choix était osé.

Osé parce qu’ils auraient pu perdre un bon nombre de joueurs rien que par l’introduction du jeu. Mais tout est mis en scène pour que l’on comprenne dans quel monde on arrive. Peter Parker est devenu Spider-Man depuis maintenant 8 ans, il a déjà perdu l’oncle Ben, et connaît déjà bien ses pouvoirs. À tel point qu’il a déjà fait enfermer quelques ennemies iconiques (le Vautour, le Rhino, Électro…) et qu’il est prêt à faire de même avec Fisk.

Et c’est de ça dont je souhaite parler, le scénario de ce jeu.

Marvel’s Spider-Man est une petite merveille d’écriture. Alors certes, il arrive que ce soit un peu cliché  parfois, mais en même temps, on s’y attend un minimum avec une histoire de super-héros, et on accepte ça ! Non ce qui m’importe vraiment ce sont les enjeux scénaristiques.

Les scénaristes d’Insomniac Games ont fait le choix judicieux de ne pas prendre une histoire déjà existante, mais de créer leur histoire. Ils reprennent ainsi certains moments des comics et les réécrivent à leur sauce. Permettant ainsi de ne pas froisser les puristes, et ça leur permet également de faire des choix scénaristiques assez forts, surtout envers le traitement des personnages.

Déjà par le choix des antagonistes. Alors qu’il aurait été très simple de faire du méchant principal, le Bouffon Vert, le scénario s’amuse avec nous, en nous faisant jongler d’un vilain à l’autre. Pour au final nous apporter un superbe retournement de situation.

Tous les antagonistes ont des motivations qu’ils leur sont propres, et pas juste ;
« Je veux détruire New York parce que je suis un méchant ».
Même si pour certains, leurs motivations ne sont que survolées, cela a pour effet d’apporter de la consistance à ces différents personnages.

Pour poursuivre sur ce terrain, les protagonistes ont aussi un vécu, et pour autant on ne se retrouve pas perdu lorsque l’on apprend à connaître un peu plus ses personnages.

D’ailleurs les relations qu’entretiennent les personnages entre eux, aussi bien les héros que les «méchants» sont des petites merveilles d’écriture. Surtout entre deux personnages, qui donne a la fin, une scène des plus marquantes et des plus fortes, dans l’univers du jeu vidéo à licence super-héroïque !

C’est d’ailleurs un autre point ou le jeu brille par son écriture ; les explications simples et concises de cet univers. Je rajouterai même ; le fait de vouloir en savoir plus après avoir joué.

Tu ne sais pas ce que devient J. Jonah Jameson ? C’est pas grave, il est quand même présent dans le jeu, entant que voix off, et on t’explique qu’il a ouvert sa propre émission sous forme de podcast après s’être fait virer du Daily Bugle.

Tu ne sais pas qui est Black Cat ou encore Taskmaster ? Et bien le jeu apportera quelques éléments de réponse, pour que l’on puisse comprendre un minimum qui sont ces personnages, sans pour autant trop en divulguer.

C’est en ça que je trouve l’histoire du jeu vraiment bien fichu. Insomniac Games vient nous donner partiellement des réponses, mais nous invite surtout à découvrir par nous même tout l’étendu de l’univers Spider-Man et par extension de Marvel en général.

Que ce soit par les personnages, mais également par certains lieux présents dans le jeu, comme le quartier de Hell’s Kitchen pouvant rappeler le quartier du Diable de Hell’s Kitchen, ou encore Alias Investigations, bureau de Jessica Jones.

Tout le jeu fourmille de ce genre d’Easter Eggs, et c’est par le biais des photographies à prendre, ou encore de sacs à dos à retrouver, que le jeu nous dévoile tout le lore qu’il peut exploiter. Et encore, je suis certains que l’on n’a pas vu un tiers de ce qui est possible d’apprendre sur l’univers de Spider-Man.

Pour en finir avec l’histoire, et tout ce qui touche l’univers de l’Araignée, je dois dire que j’ai été profondément touché par cette fin, que j’ai trouvé grandiose.

Que ce soit par la révélation de fin, le discours entre l’antagoniste principal et Peter Parker, où encore les deux scènes post-générique, qui à elles deux donnent énormément d’espoir et de potentiel pour le second épisode (car oui, il a été officialisé il y a déjà un moment), avec une introduction de pas moins de trois personnages… Je n’ai pas besoin de vous le dire que j’attends avec beaucoup d’impatience, le deuxième épisode des aventures de Spider-Man.

Outre l’histoire et le lore, qui comme vous l’avez comprit, m’ont énormément plu, il y a également le gameplay qui fait preuve d’un très grand soin.

Alors oui, on pourrait reprocher au jeu d’être un peu répétitif. Les mêmes genres de missions, infiltrations, enquêtes, bagarres. Mais après tout, tous les jeux ont ce genre de boucle de gameplay plus ou moins long selon la boucle. Donc ne vous arrêtez pas à ça et profitez de ce qui m’a le plus marqué :

La sensation de liberté.

Tisser des toiles entre les buildings, pour parcourir New York de long en large, avec une telle sensation de liberté, de fluidité, de vitesse… J’ai rarement ressenti quelque chose d’aussi satisfaisant en jouant à un jeu. C’est simple, tout dans le gameplay est fait pour nous faire ressentir que l’on est Spider-Man, on ne contrôle pas un personnage, on est le personnage.

Un point qui aide encore plus dans l’investissement émotionnel que l’on peut avoir envers ce jeu, c’est bien le travail incroyable qu’ont réalisé les acteurs de doublage.
Jessica Monceau qui prête sa voix à Mary Jane Watson est toujours très juste, elle apporte au personnage, une voix et un ton donnant à celle-ci du charisme et beaucoup d’assurance.
Emanuelle Bondeville, prête sa voix à May Parker. Elle aussi est très juste, et joue parfaitement le rôle de la tante aimante et voulant aider son prochain.

Mais je tenais à revenir surtout sur trois personnages en particulier, et que l’on soit d’accord, tous les acteurs présents dans ce doublage ont été excellent.

Tire groupé pour Daniel Lafourcade (Otto Octavius) et Julie Dumas (Yuri Watanabe) qui ont tous deux réalisé un travail tout simplement incroyable sur leur personnage. Ils sont tous deux très complexes, et pourtant ne sont jamais dans le sur-jeu. Ils sont au contraire très touchants et nous finissons par développer beaucoup d’empathie envers ces personnages.

Bien évidemment comment aurais-je pu parler de doublage, sans parler du formidable travail de Donald Reignoux, qui reprend le rôle de Spider-Man / Peter Parker, après l’avoir déjà brillamment interprété dans The Amazing Spider-Man. Il connaît le rôle à la perfection et surtout l’interprète de façon magistrale.

Donald Reignoux est Spider-Man tout comme il est Harold Haddock et tout un tas d’autres personnages tout aussi marquant les uns que les autres. Son travail au sein de ce jeu est vraiment magnifique, et apporte énormément à l’implication émotionnelle que l’on peut avoir envers le personnage principal. Que ce soit dans les moments très amusant, où il se donne à cœur joie avec des clins d’œil aussi hilarant les uns que les autres, tout comme les moments de drame et de doute, qui donne une tout autre dimension au personnage. Le travail y est vraiment excellent et clairement un énorme merci à Donald Reignoux pour ce travail.

Je suis pourtant ce que l’on considère comme un «puriste». Je regarde généralement les films et séries en VO, je joue aux jeux avec les voix originales, mais pour certains titres je fais exception. Ce titre vaut l’exception. Donc un énorme merci à la direction artistique à savoir Jean-Philippe Brière, Camille Meens, Émilie Stachnick et Charles Germain. Également pour le travail d’adaptation à Robinson Lerisset. Et évidemment à tous les acteurs qui ont su donner aux différents personnages, une telle personnalité grâce à leur super travail.

Je pense que vous l’avez compris. J’ai énormément apprécié ce Marvel’s Spider-Man. Il m’a totalement transporté à tel point que je souhaite bien plus m’intéresser aux comics en général. Que ce soit pour Spider-Man évidemment, que pour d’autres comics n’ayant rien à voir avec Marvel.

J’ai envie d’en découvrir plus, j’ai envie d’en apprendre plus sur ces héros, ces antagonistes et ces histoires.

C’est là toute la force de ce Marvel’s Spider-Man, l’envie d’en découvrir plus. Ce n’est qu’une porte ouverte, parmi tout un panel qui s’offre à nous, et c’est avec un immense plaisir que j’ouvrirai ces portes.

Je pense très sincèrement qu’il est là, le grand pouvoir, qui implique de grande responsabilité.

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