GRIS, quand le jeu vidéo transcende son média !

Vous est-il déjà arrivé de vivre une aventure tellement prenante, tellement exceptionnelle dans un jeu vidéo, que celle-ci transcende le média lui-même ?
Cela m’est arrivé à quelques reprises et généralement je dois cela à des jeux assez similaires. Des jeux qui me transportent tellement dans leur univers qu’il n’est même plus question de jouer à un jeu vidéo. Mais de vivre une aventure unique, de vivre une expérience si intense, que la notion d’œuvre d’art n’est clairement pas abusée.

La première fois que j’ai ressenti un tel sentiment, c’est en jouant à Journey sorti sur PS3 et PS4, édité par thatgamecompany. Je ne vais pas vous faire l’affront de vous présenter Journey. À sa sorti et encore aujourd’hui il met tout le monde d’accord sur la notion d’une œuvre d’art. C’est un ami qui m’a fait découvrir ce jeu, il a voulu partager ce moment de découverte avec moi et avec un inconnu qui a rejoint la partie et quelle aventure nous avons vécue ! Tout était exceptionnel, l’ambiance, l’atmosphère, le jeu, tout… Tout était absolument parfait !


Il m’arrive encore aujourd’hui de relancer ce Journey, simplement pour profiter encore une fois de ces décors totalement somptueux, de partager une run avec un inconnu, à s’entraider, à vivre l’aventure de nos avatars.
Ce qu’il y a de merveilleux avec Journey, c’est que même une personne néophyte aux jeux vidéo y trouve son compte, tellement, malgré le genre du jeu indépendant, le message est universel. Un voyage, des décors somptueux et surtout une bande son que j’écoute encore très souvent, tellement celle-ci m’a marqué.

Si vous n’avez pas encore vécu cette aventure exceptionnelle, je ne peux que vous conseiller de vous plonger à corps perdu dans cet univers. Tout y est parfait, s’il faut vous en parler entant que jeu, je vous dirai que le gameplay est très soigné et accessible, accompagné d’un game design vraiment aux petits oignons, ainsi que des plans tellement magnifiques que l’on pourrait croire qu’ils sont tout droit sorti d’un tableau d’un grand peintre.

Dans une tout autre ambiance, le jeu Everybody’s Gone to the Rapture fait parti de mon top 10 des jeux préférés – s’il fallait que j’en fasse un top –. Il a été édité par The Chinese Room, qui est derrière des jeux comme Amnesia ou encore Dear Esther et est sorti sur PS4.
Je vais être bref sur Rapture, pour la simple et bonne raison que ce jeu mérite que je vous en écrive un article complet ! Pour faire court, il a été je pense la plus grande claque que j’ai pu prendre dans un jeu vidéo, déjà graphiquement parlant, nous sommes dans un style ultra réaliste qu’il m’est arrivé de me demander si nous n’étions pas sur des plans réels, ensuite l’OST est clairement une merveille. Elle a été composé par Jessica Curry qui nous offre ici des compositions somptueuses, accompagnant ce qui se passe à l’écran de façon magistrale !
Mais ce qui m’a surtout marqué dans Everybody’s Gone to the Rapture, c’est son histoire. Même si cette dernière peut paraître classique, il se dégage une telle intensité, une telle profondeur et surtout un tel réalisme, quelle m’a laissé sans voix. Mais nous aurons l’occasion d’en reparler très vite !

Aujourd’hui, j’ai encore eu l’occasion de ressentir ce que j’ai pu ressentir pour ces deux jeux cités juste au-dessus. Encore une fois sur un jeu indépendant, mais cette fois sur Nintendo Switch.
Il s’agit de GRIS, développé par le studio Nomada et publié par Devolver Digital. Il est sorti le jeudi 13 décembre 2018 sur Switch et PC.

Depuis son annonce, il semblait évident que ce jeu allait me plaire. De par son esthétisme déjà, qui n’arrêtait pas de me chatouiller la rétine. De par l’animation et la musique que l’on pouvait voir et entendre dans les bande-annonces. Force est de constater que oui, ce jeu m’a plu, il a fait même plus que ça.

Quand je disais en intro qu’il arrive que le jeu vidéo transcende son média, pour en devenir une œuvre à part entière, ce qui est le cas avec les deux jeux précédemment cités, l’est également avec GRIS.

Lors de ma session de jeu, à aucun moment je ne me suis senti dans un jeu vidéo et c’est ce que j’apprécie avec les jeux indépendants, car généralement ce sont ces derniers qui font ressentir cela ! Si un AAA m’a déjà fait ressentir ça – à de très rares occasions – c’est qu’il s’agit pour moi, d’un jeu d’auteur !

Mais GRIS est bel et bien un jeu indépendant et cela se ressent ne serait-ce que par sa façon de raconter son histoire. De la narration par l’image. Du minimaliste dans quelque chose de plus grand. Tout n’est qu’interprétation, certains moments de l’histoire sont explicites mais le reste, il en vient aux joueurs/spectateurs – choisissez ce que vous préférez, pour moi le choix est fait –, de ressentir et de comprendre ce que l’histoire veut nous faire parvenir.

C’est le genre de jeu qui est très difficile de parler tant tout n’est qu’interprétation, ressenti et surtout appréciation du jeu en lui-même. Vous commencez à comprendre à quel point ce jeu m’a plu !

Si j’écris ces quelques lignes, tout juste après avoir fini mon aventure sur GRIS, c’est pour une simple raison ; non pas écrire un test, mais pour vous en parler, pour vous le conseiller aussi fort que possible et pour vous faire ressentir tout le plaisir que j’ai eu à parcourir cette histoire.
Tout le plaisir que j’ai pu ressentir à chaque instant, à chaque cinématique, à chaque révélation. La musique accompagnant ces images somptueuses, discrète mais elle aussi lourd de sens, dans ce qu’elle souhaite nous faire ressentir. Tout cela était tellement intense qu’il en est devenu une évidence pour moi.

Nous sommes ici avec une œuvre. Le genre d’œuvre qui laisse une trace indélébile en nous, qui laisse un vide après l’avoir fini, qui ne donne qu’une envie, de relancer le jeu afin de revivre cette aventure exceptionnelle.
Je pense qu’on a là, la définition même que je donnerai d’un jeu vidéo qui transcende son média. Un jeu qui de par son intensité devient bien plus qu’un simple jeu de divertissement. Nous sommes devant une œuvre, qui résonne en nous de façon tellement claire et tellement intense que j’ose l’appeler œuvre d’art.

1 thought

  1. Salut Mystic ! Tu m’as convaincu, je ferais le jeu ! J’aime ce genre de jeu qui n’est pas en soit un jeu vidéo, mais une oeuvre d’art. Ce nouveau format est intéressant mais peut-être un peu léger sur ce qu’on apprend du jeu, peut-être ? Merci à toi pour ce sympathique article ! 🙂

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