[Avis] KakushiGoto, un slice of life d’un Mangaka !

Avant de commencer cette chronique, sachez que je suis littéralement fan du genre du «Slice of life» ou tranche de vie dans la langue de Molière. Un genre très courant dans la sphère des mangas et croyez moi, nous aurons encore l’occasion d’en reparler très prochainement, avec celui que je considère comme un maître en la matière.

Autre point, je suis assez fasciné par le travail d’un mangaka. Pour ceux qui ne savent pas ce que ce terme signifie, c’est tout simplement l’appellation d’une personne écrivant et dessinant des mangas. C’est sans doute pour cela que mon manga préféré traite de ces deux aspects.

Alors lorsque j’ai appris la sortie en France, d’un nouveau manga prenant ces traits, j’ai tout de suite accroché et j’attendais la sortie avec beaucoup d’impatience !

KakushiGoto est un manga de genre tranche de vie/comédie écrit et dessiné par Kōji Kumeta. Il est édité aux éditions VEGA en France, que je tiens d’ailleurs à remercier pour leur confiance et l’envoie de ce titre que j’attendais particulièrement !


Kakushi Goto est un auteur de manga dont la série, certes un peu osée, est proposée dans un magazine de prépublication hebdomadaire.
Oui mais voilà… Kakushi Goto est aussi un papa poule et il ne veut surtout pas que sa fille chérie apprenne qu’il est «mangaka» et qu’il dessine des mangas… Comment dire, un brin vulgaires. Il va donc déployer des trésors d’ingéniosité pour cacher cette vérité à sa petite princesse !

Comme je vous le disais un peu plus tôt, j’adore le genre de la tranche de vie et autant vous dire qu’avec KakushiGoto, nous sommes en plein dedans. L’histoire de ce père célibataire, voulant élever sa fille du mieux qu’il peut, tout en lui cachant ses activités professionnelles, car il a peur de ce qu’elle pourrait penser de lui si jamais elle découvre le pot aux roses. S’en suit donc des péripéties de plus en plus loufoques, ce qui rend les personnages totalement attachants.

C’est d’ailleurs sur ce point que je vous recommanderai KakushiGoto, l’écriture des personnages ! Autant les gags n’y sont pas tout le temps drôle, ce qui est dommage pour un manga que l’on pourrait également considérer comme un «gag-manga». Autant les personnages y sont très bien travaillés, que ce soit les principaux avec Kakushi Goto et sa fille Himé, que les personnages plus secondaires avec les assistants du mangaka, la professeur de sa tendre petite, ou encore son responsable éditorial.

Par bien des aspects ils sont extrêmement touchants et ont tous une personnalité qui leur est propre. D’ailleurs chacun a du répondant, ce qui permet d’avoir des situations loin d’être mauvaises et surtout bien amenées. Comme le fait que certains personnages féminins pensent que Kakushi Goto leur fait du gringue, alors que ce ne sont que des quiproquos.

L’histoire semble être découpée en deux temporalités. Le présent que l’on voit seulement quelques pages, en couleur qui plus est, au début et à la fin de ce premier tome. Quelques pages durant lesquels, Himé découvre enfin le travail de son père, à ses 18 ans.
Et le passé, nous racontant donc l’histoire de Kakushi Goto entant que mangaka cachant son travail à sa fille. J’en viens à me demander si nous allons en apprendre plus sur le présent, car cela donne l’impression qu’il y a eu beaucoup d’événements dont on ne connaît pour l’heure, absolument rien.

De quoi donner une irrépressible envie de lire la suite de cette histoire !

Un autre point que j’ai apprécié lors de la lecture de ce premier tome, c’est la facilité avec laquelle on rentre dans l’histoire. Même si nous ne connaissons pas les aspects complexes d’un mangaka, l’auteur a choisi de nous les expliquer de façon très concrète et rapide, afin que l’on ne s’y perde pas pendant des lustres et que l’on puisse reprendre très vite le fil de l’histoire.

D’ailleurs, l’auteur se permet de mettre des notes sur sa vie personnelle et professionnelle. Ce qui permet en plus d’en apprendre plus sur son propre travail de mangaka, nous permet également de développer une certaine empathie envers Kumeta.

Petit point, qui peut être négatif est à souligner en revanche. Le style de dessin de l’auteur.

Alors là clairement, c’est une affaire de goût, soit cela nous dérange pas et même on apprécie le trait très particulier du mangaka, soit on n’accroche pas du tout.
Pour ce qui est de mon avis sur ce sujet, étant un friand d’art en général, l’aspect esthétique n’est pas quelque chose qui me rebute du tout. Au contraire, j’aime voir des auteurs se démarquer des autres par leur style qui leur est propre. Ce qui fût bien évidemment le cas avec le style de Kōji Kumeta !

Comme vous l’avez compris à la lecture de ces quelques lignes, j’ai apprécié ce premier tome de KakushiGoto, bien que pour être tout à fait franc, j’espère que ce style de gag-manga/tranche de vie, ne s’essouffle pas avec le temps et les tomes suivants !

3 thoughts

  1. Haha en voyant les images d’illustration, je me disais justement que le trait du mangaka ne m’emballe pas du tout. Néanmoins l’histoire a l’air sympathique et l’idée de la raconter sur deux temporalités sort un peu de la norme. Je vais probablement tester ça, merci pour la découverte !

    1. Ah ça c’est sûr qu’esthétiquement on a vu mieux, mais l’histoire reste quand même très cool, j’espère quand même que l’auteur à pousser l’idée des temporalités plus loin dans les prochains tomes ! Merci à toi pour ton commentaire !

  2. Salut, je trouve que ton blog sur KakushiGoto est très intéressant. Par ailleurs, je pense que je dois me mettre à lire cette chronique pendant mon temps libre. Bonne journée et à la prochaine.

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