[Test] The Final Station, le Snowpiercer du jeux vidéo ?

“Mourir, c’est comme de sauter d’un train en marche; on ne voit plus que les trois feux rouges du dernier wagon, qui s’éloigne. Ça continue sans vous, sans un instant de retard.”

De Paul MORAND.

C’est sur cette citation que je souhaite commencer le test du jeu d’aujourd’hui, car oui, il va être question de train et d’un voyage de vie. 

The Final Station est un jeu indépendant, d’action/gestion, développé par Do My Best et édité par tinyBuild Games. Ce jeu est sorti sur PC/PS4/XOne à la rentrée 2016 et sur Nintendo Switch le 27 février 2018. 

The Final Station se déroule dans un futur dystopique, un futur pas si éloigné de notre présent. 

Nous incarnons un conducteur de train, qui se voit donner une mission ; traverser le pays afin d’aller de gare en gare pour découvrir ce qu’il se passe et surtout, pour aider le gouvernement, via des missions (transport de cargaison etc…).
Ce système, qui a l’air d’être bien plus informé par ce qui arrive. Car oui, il se passe des choses très étranges dans le pays, les gens se transforment, deviennent violents sans aucune raison et dévorent les personnes non infectées.

Notre personnage se promenant dans une ville, avant de reprendre le train !

Sous sa forme d’histoire simpliste ; aller d’un point A à un point B, faire le tableau/niveau qui se présente à nous et repartir, The Final Station reprend beaucoup de codes des films de zombies, par sa façon de raconter une histoire. Un homme déterminé, qui aide malgré lui le gouvernement véreux et surtout part dans une dénonciation d’une société de consommation, de secrets, sans pour autant bien savoir comment les choses en sont arrivées la… 
Le scénario du jeu est suffisamment intelligent et bien écrit pour, en plus, prendre le temps de développer chacun des personnages que nous croisons. Cela ne s’arrête pas aux PNJs, la conclusion de ce récit est brillamment menée. Elle fait poser des questions, mais sans pour autant y répondre, permettant ainsi à chaque joueur de se faire son avis. 

Je préviens à partir d’ici je vais spoiler, si vous souhaitez  découvrir le jeu par vous même et surtout vous faire votre propre avis, je vous conseille donc de passer à la partie sur gameplay de ce test ! 

Le protagoniste de cette histoire se retrouve à revenir dans sa ville, étrangement « vivante », tous les habitants de la ville sont bien vivants et aucun bâtiment n’est détruit.

Après plusieurs péripéties et surtout une transformation qui se manifeste de plus en plus, par des toux et des vomissements de la matière noire, notre héros arrive enfin chez lui. Une fois rentré dans sa maison, nous pouvons voir un PNJ, que l’on croisait de plus en plus. 

Notre personnage est sur le point de se transformer, il est à bout de force et finit par devenir un infecté… Le PNJ qui était présent nous achève, fondu au noir, générique. 

J’y vois ici une métaphore de l’arrivée au paradis, je m’explique. Le protagoniste revient enfin chez lui, après toute cette aventure (la vie), où il pense avoir tout perdu (voir les gens que l’on aime disparaître peu à peu), pour finalement retrouver tous ces gens qui ne sont finalement pas morts, avec un ciel idyllique. 

Notre personnage est mort bien avant d’arriver dans son village. Cette dernière étape de ce voyage, est l’acceptation de la mort, l’acceptation de passer à autre chose et donc s’éteindre totalement. Pourrait-on y voir les étapes du deuil ? C’est possible.

Quoi qu’il en soit, tout ceci n’est qu’un avis personnel, de cette fin qui justement, est faites pour que chacun puisse l’interpréter à sa sauce.

The Final Station est un jeu indépendant alliant action et gestion et clairement c’est un savoureux mélange que nous avons là. 

Ce dernier s’ouvre sur une phase d’action, nous sommes lâchés dans une pièce sombre, avec pour seul choix, emprunter la porte se trouvant devant nous. Les commandes sont simples avancer/reculer The Final Station est un scrolling 2D – avec le joystick gauche, visé avec le joystick droit et tiré avec la gâchette de droite. Il n’y a pas plus basique pour apprendre comment contrôler tout ça.

Bien que la prise en main soit très rapide, quelques petites subtilités viennent s’ajouter au fur et à mesure que nous avançons dans l’histoire. Un coup de cross est disponible dès que nous avons récupéré une arme, coup de cross qui peut être chargé afin d’infliger plus de dégâts. 

À l’attaque des zombies !

Voici tout ce qu’il y a à savoir sur la partie «action» du titre et comme je vous l’ai dit, tout ça est très instinctif, pour le peu que l’on ait joué à des jeux d’actions.

Il y a également une partie gestion, qui vient se greffer au soft. Lors de nos voyages en train, entre deux stations, nous serons amenés à transporter des marchandises et surtout des personnes. C’est à ce moment que l’on comprend le style de la gestion, car ces personnages peuvent être affamés ou blessés, il faudra alors les nourrir et leur apporter les soins nécessaires. Tout cela est possible grâce aux différents loots que nous récupérons durant nos phases d’actions, mais il faudra savoir gérer son stock afin de ne pas tomber en rupture et voir des gens mourir dans notre train.

Parlons en du train ! Car oui, lui aussi il faut le chouchouter, entre les problèmes d’aération qu’il faudra très vite régler, sinon nos passagers meurent d’asphyxie et les marchandises que l’on nous donne à livrer, à gérer également, car elles peuvent tomber en «panne», il y a clairement de quoi faire et vite paniquer si on ne prend pas bien le temps de comprendre comment gérer tout ça. Cependant, une fois roder, la gestion se passe très bien. 

L’exemple de gestion, avec des alertes pour les passagers et le train !

Ces deux genres forment un tout très cohérent et surtout, manette en main se fait très agréablement. Le seul petit point négatif étant la visée, mais cela incombe évidemment au fait d’être à la manette, le jeu étant sorti sur PC avant, le gameplay est forcément plus intuitif et agréable avec une souris, tout du moins pour la visée de notre arme. Malgré cela, les développeurs ont bien réussi l’adaptation sur console et nous livrent un jeu abouti et très agréable à prendre en main. 

Comme je le disais précédemment, The Final Station est un jeu en scrolling 2D, avec un style «pixel-art» du plus bel effet qui saura chatouiller la rétine des fans du genre et je ne vous le cache pas, ce fut mon cas. Les décors sont somptueux, même si certains fonds, donne l’impression d’avoir simplement pixelisé une photo, cela reste très cohérent avec l’univers et l’ensemble du jeu. D’ailleurs certains passages animés dans le fond, avec l’explosion d’une bombe ou autres, sont totalement prenants et à couper le souffle.

Ce genre de moment sublimé par l’ambiance !

Les personnages sont bien réalisés, chacun à son propre design et bien que ce soit «que» du pixel-art, notre imagination arrive à bien faire le boulot et nous permet d’imaginer comment ils seraient en 3D. C’est sans doute ce que j’apprécie le plus avec ce style de graphisme, cela porte à l’imagination du joueur, comment il veut le représenter, c’est la même sensation que j’ai lorsque je joue à un «Octopath Traveler» ou autres JRPG en 2D, avoir une idée du personnage qui est donné par le jeu, mais ou c’est à nous de faire travailler notre imagination. 

L’OST de ce The Final Station est très discrète, ce sont plus des musiques d’ambiance qui m’ont fait penser à un «Fallout 4», avec des moments de calme et de sérénité, qui rend les scènes somptueuses mais la musique sait également être bien présente et limite stressante pour des passages où nous-nous retrouvons seul, face à cette apocalypse.

Pour conclure, The Final Station fait parti des jeux indépendants, sur lesquels j’ai pu mettre la main, des plus plaisant.

Tout en voulant raconter son histoire et son propos de fond, il allie deux genres que je n’aurai pas imaginé voir ensemble et qui pourtant marche très bien, malgré quelques moments de frustrations lors de la perte de personnage dans le train, mais ça, ce n’est pas de la faute du jeu en lui-même, mais de la mienne, lors de la gestion des ressources ! 

L’histoire est prenante, les graphismes sont superbes (dans son style) tout pour plaire en sommes. Je ne saurai que vous le recommander afin de faire votre propre avis sur celui-ci et surtout sur sa fin.

Aussi, vous pourrez retrouver ce titre sur les platesformes de téléchargement de votre choix, à savoir Switch, PS4, Xbox One et PC au prix de 14,99€.

Les graphismes ; Du pixel-art, un design qui me parle, c’est un oui !
• L’histoire ; Vous apprendrez avec le temps que je porte énormément d’importance au scénario d’un jeu et The Final Station, laissant pleins de questions en suspens, mais arrive à raconter malgré cela une histoire prenante, j’adhère immédiatement !
•  L’OST ; Tout comme l’histoire, je porte beaucoup d’importance à l’OST d’un jeu, elle permet de nous plonger dans une ambiance et il est clair que l’ambiance est bien présente.

•  Un gameplay un peu rigide malgré tout, mais c’est plus dû au portage sur console qu’au jeu lui même, comme je l’explique dans le test, y jouer à la souris doit être très agréable !

Le jeu est un peu court, 3/5h de plus n’auraient pas été de trop !

7 thoughts

  1. Un premier article écrit d’une main de maître du début à la fin. L’engouement transpire de cet article. Chaque élément du jeu est détaillé et expliqué de façon à donner au lecteur l’envie de dépenser 15 euros pour plonger dans ce monde apocalyptique, la philosophie de ce jeu est troublante est intrigante, du moins de la façon dont toi tu la perçois. J’ai été déconnecté l’espace de quelques minutes en lisant ton article. C’est du bon boulot mon cher Falco. 😉

  2. Salutation ! C’est un très bon premier test pour ton blog ! Petit truc perfectible, c’est plus de l’ordre personnel, mais mettre un code pour mettre le texte en justifier et ainsi avoir une lecture plus agréable ! 🙂

    1. Coucou, en voilà un article totalement maîtrisé ! Super style, structure au top et ce qu’il faut d’images. Et surtout : pas de fautes d’orthographe. Le jeu a l’air chouette, j’aime bien les jeux en pixel art qui se concentrent + sur leur ambiance et leur scénario.
      Et comme l’as dit Swordy je mettrais le texte en justifié soit avec le code ou alors si tu écris sous WordPress il y a un raccourci (Shift Gauche + Alt + J) 😉

      1. Merci beaucoup pour ton retour ! Le texte est justifié depuis hier soir ! Il est vrai que ça rend mieux comme ça ! Merci pour le retour sur le test ça fait plaisir et m’encourage de continuer dans ce terrain là !

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