[Test] Rogue Legacy, l’héritage du Rogue-like !

“C’est parfois l’homme le plus pauvre qui laisse à ses enfants l’héritage le plus riche.”

De Ronald Ross.

Il est clair que l’héritage, en tout point, est quelque chose d’important dans une famille.
Parfois, il déchire des familles, d’autres fois il les réunit. Mais une chose est sûre, c’est que l’héritage culturel, social et intellectuel est bien souvent une chose qui n’a pas de prix.
Chaque parents apportent ce qu’ils peuvent à leurs enfants et comme le dit la citation, ce n’est pas forcément la personne la plus riche qui apportera le plus à ses enfants.
Vous commencez à le savoir, je ne choisi pas les citations sans avoir un propos de fond derrière. Je trouve que cela est important de pouvoir donner un avis sur un thème, d’une part cela vous permet de me connaître un peu plus et d’autre part cela permet d’ouvrir des débats qui peuvent être très intéressant. Mais à ce propos, l’héritage apporte-t-il vraiment des choses importantes pour les descendants ?

Rogue Legacy est un jeu indépendant, sorti à l’époque en 2013 sur PC et en 2014 sur les consoles de Sony et Microsoft. Il revient cette année, sur Nintendo Switch, le 6 novembre 2018 et c’est pour fêter la sortie du jeu sur cette dernière que ce test voie le jour !
Il est édité et développé par Cellar Door Games et est un jeu de plateforme type Rogue-Like -comme son nom l’indique- avec un soupçon de RPG -comme son nom ne l’indique pas-.

Comme quasiment à chaque fois avec les rogue-like, ce n’est pas le scénario qui est mis en avant. Il n’en reste pas moins que ce Rogue Legacy a quelques petites histoires à nous conter. Tout commence avec un chevalier, voulant venger son défunt père. Pour se faire il doit parcourir un château en perpétuel changement et affronter 4 boss afin de parvenir à son objectif final et ainsi venger son aïeul.

Exemple d’arbre généalogique, où l’on choisi son aïeul.

On peut difficilement faire plus simple pour une histoire. En attendant celle-ci est cohérente avec le propos du jeu et surtout avec le côté chevaleresque. Lors de vos parties il vous arrivera de tomber sur des manuscrits qui ne sont là que pour apporter de la profondeur à l’histoire, avec l’avancement du descendant dans sa quête. Autrement vous n’aurez pas d’autres points à aborder dans l’histoire. Après tout, le plus intéressant dans ce genre de jeu c’est son gameplay et tout ce qu’il a à apporter de bon dans le genre !

Pour les néophytes avec le genre du rogue-like, il s’agit d’un genre que j’apprécie tout particulièrement, ou le but du jeu étant d’aller d’un point A à un point B, en traversant des salles qui sont générées de façon procédurales, donc vous ne faites jamais la même run, car les salles, les ennemis et autres ne seront jamais placés de la même façon. C’est concis mais au moins, on sait de quoi on parle !

Rogue Legacy est arrivé après des cadors du genre. On peut notamment citer The Binding of Isaac ou encore Spelunky. Ce qui lui donne un sacré avantage comme un sacré inconvénient.
Pour l’inconvénient c’est simplement qu’il sera juger vis-à-vis de ses aînés qui n’avaient déjà plus rien à prouver tant leur qualités étaient nombreuses ! Mais pour les avantages, il a pu aussi apprendre là, ou les autres ont partiellement échoué. Qui a dit qu’un rogue-like devait être forcément difficile ?

À l’attaque des différents mobs !

Avant de commencer quoi que ce soit, il faut savoir que Rogue Legacy est un jeu qui se parcourt en vue 2D, comme un bon vieux Mario. Un bouton pour sauter, un pour attaquer, c’est ainsi que l’on commence véritablement l’aventure, pour ainsi dire quasi nu. Autant vous dire que le début de ce jeu est quelque peu… Difficile. Mais c’est justement en enchaînant les runs, que l’aspect RPG prend tout son sens et surtout le jeu devient bien plus facile.

En effet, Rogue Legacy a intégré cet aspect RPG de la meilleure des façons qu’il soit. En ajoutant un arbre de compétences, qu’il est possible d’améliorer à chaque fin de run, grâce à l’argent récolté lors de cette dernière. Il sera donc possible d’augmenter ses PV, son Mana, mais également de débloquer d’autres aspects qui ajoutent de la profondeur aux gameplay, comme un dash avant/arrière, qui faudra apprendre à utiliser très rapidement afin d’aiguiser nos réflexes pour l’esquive. Il sera également possible de débloquer des PNJ vous permettant de faciliter vos différents run, comme la sorcière qui vous apportera des capacités supplémentaires, ou encore l’architecte qui contre une somme d’argent permettra de regénéré le château de la run précédente.

L’arbre des compétences se présente ainsi, en achetant les dites compétences.

Chose intéressante également, c’est qu’une fois un boss de vaincu, il reste mort, même si vous trépassez, ce dernier ne sera pas à affronter de nouveau. Ce qui donne une latitude assez ample afin de venir à bout de votre périple.

Je n’ai bien évidemment pas oublié de vous parler de ce qui fait la sève de ce jeu ! Ce qui le rend unique ! Dans un rogue-like traditionnel, lorsque l’on meurt, nous reprenons une nouvelle run et c’est reparti. Mais Rogue Legacy n’a pas choisi ce système, en plus d’intégrer cet arbre de compétences, il y a également les héritiers ! – c’est maintenant que vous commencez à comprendre où je voulais en venir avec mon intro –
Chaque début de run, commence avec le choix d’un héritier, chacun aura des compétences différentes, aussi bien positives que négatives, dont certaines totalement hilarantes. Comme le fait de ne pas voir en 3D, donc les personnages se tournent comme une feuille de papier, ou encore le fait d’être myope, ce qui réduit la fenêtre de vision du joueur.

L’exemple de la myopie, du coup le chevalier ne voit pas au loin ! 

Bien évidemment si cela ne se réduisait qu’a faire rire le joueur, il n’y aurait que très peu d’intérêt, mais c’est lorsque l’on comprend que les aïeux ont une incidence sur les descendants, vis-à-vis de leurs capacités, que le jeu prend une tout autre dimension et surtout une tout autre façon de jouer.
En effet, au début on prend les héritiers de façon aléatoires mais plus on avance dans le jeu, plus les capacités positives deviennent une façon de jouer à part entière. Chaque run en devient donc encore plus différente que la précédente, selon l’enfant choisi.

Toute la profondeur dans le gameplay de Rogue Legacy réside là, un entraînement constant permettant d’en apprendre plus sur les ennemis et comment les aborder au mieux. Avec derrière cet arbre de compétences a améliorer au fil des runs, ce qui facilite grandement la progression par la suite. C’est un savant mélange que nous avons là, qui est maîtrisé de bout en bout, permettant aux plus néophytes de s’adonner à un rogue-like.

Je le disais lors de l’introduction au gameplay, Rogue Legacy est un jeu en 2D. Il a un style pixel-art vraiment superbe, avec des couleurs bien pétantes. On se trouve ici avec un style qui peut laisser à penser à de la Super NES au meilleur de sa forme. Les personnages, ennemis et autres objets avec lesquels on peut avoir une interaction se détache très bien du fond. Tout est absolument très clair et ça fait plaisir de voir qu’un tel soin a été apporté au jeu.

Le premier boss du château et tout simplement magnifique ! 

Dans sa version Nintendo Switch, il n’y a strictement rien à redire, le jeu tourne très bien, aucun lag et aucun problème graphique.
En revanche petit point noir pour moi, c’est les thèmes musicaux utilisés dans le jeu. Je ne les trouve clairement pas très recherché et surtout pas très agréable à l’écoute… D’autant que c’est une boucle sonore, donc ça en devient encore moins agréable. Attention je dis pas que des boucles de musiques ne sont pas forcément bien, il y en a qui sont parfaites, je pense notamment à certaines musiques de Pokémon ou encore tout simplement Mario ou Zelda, mais là non, ça ne passe pas.

Il clair que ce Rogue Legacy continuera à perdurer dans les âges, il suffit de voir son année de sortie et de voir qu’il suffit de le re-sortir sur Nintendo Switch pour ré-engendrer une hype autour du titre.
Tout comme ses homologues The Binding of Isaac, Spelunky… –, Rogue Legacy est un must-have ! Pour tout fan de rogue-like et de jeux indépendants je vous conseille de vous jeter sur le jeu dès que vous en aurez l’occasion. Il fait preuve d’une rejouabilité sans faille, ce qui est souvent le cas avec les rogue-like, esthétiquement c’est très sympa et surtout c’est très abordable en terme de difficulté ! Donc si vous deviez choisir un rogue-like pour commencer je ne peux que vous conseiller Rogue Legacy, qui ne vous décevra pas tant son contenu est large et complet.

Un résumé des ennemis battu lors d’une partie.

Je tenais à remercier grandement Cellar Door Games pour leur confiance et pour m’avoir permis d’avoir une clé de ce Rogue Legacy.
Aussi, vous pourrez retrouver ce titre sur les platesformes de téléchargement de votre choix, à savoir Switch, PS4/PS3, Xbox 360/One et PC au prix de 14,99€.
Toutes les images utilisées sont tirées de mes propres sessions de jeux.


• La durée de vie : Avec sa très grande rejouabilité, vous allez passer plusieurs dizaines d’heures à traverser les couloirs de ce château si particulier !
• L’esthétique : Oui, c’est clairement un point positif selon moi. Un style de pixel-art très sympathique, qui dénote un peu du reste des jeux de ce genre.
• Le genre du jeu : un rogue-like, qui utilise tout ce qui marche chez les autres en y implantant un aspect RPG qui facilite grandement la progression. Donc je me répète, mais le premier rogue-like à faire.


• La bande son : Là, on est clairement dans une critique purement subjective. Je porte beaucoup d’importance à tous les aspects d’un jeu et lorsqu’un aspect ne marche pas avec moi, il faut vraiment y aller. Là malheureusement, la bande son du jeu n’est clairement pas ce que je préfère de celui-ci.

Laisser un commentaire