[Avis] Bohemian Rhapsody, un magnifique hommage.

La chose la plus importante est de vivre une vie fabuleuse. Tant qu’elle est fabuleuse, je m’en fiche de combien elle dure.

De Freddie Mercury.

Si vous suivez les différents tests et avis que je peux écrire, aussi bien sur mon blog que pour JeGeekJePlay.fr, vous avez sans doute remarqué que j’aime un média en particulier en plus des jeux vidéo : Le Cinéma.

Bon dieu que j’aime d’amour le cinéma ! Le 7e art est un art qui permet pour moi de rassembler tous les arts existants. Nous pouvons avoir un film adapté d’un livre, comme un film racontant comment tel artiste peintre a vécu de son œuvre, ou encore comment un homme, par une simple rencontre avec un groupe de musique a pu changer l’histoire du rock.
Le cinéma est pour moi, le plus grand art existant. Il permet de faire ressentir des émotions totalement dingues, aussi bien de la colère que de la tristesse ou encore de la joie immense. Bien évidemment, d’autres arts peuvent le faire, mais le cinéma est le média le permettant de façon bien plus intense à mon humble avis.

Cet amour pour le cinéma est présent chez moi depuis mon plus jeune âge – il est clair que cette phrase est totalement bateau, mais l’auteur de ces quelques lignes l’assume totalement –. Mes premiers émois envers ce média, comme beaucoup d’enfants de mon âge, viennent des œuvres du studio Walt Disney et plus particulièrement du Studio Pixar. Nous avons tous une V.H.S que nous avons poncée dans tous les sens, à tel point que celle-ci a fini par ne plus fonctionner. Pour ma part il s’agit de Toy Story. D’aussi loin que je me souvienne, c’est la première œuvre devant laquelle je suis resté admiratif, aussi bien de par son écriture que de par son histoire, ses graphismes totalement dingues pour l’époque ! Un film entièrement réalisé en images de synthèse, c’était totalement dingue à l’époque ! Mais je m’éloigne un peu, je pense que je serai amené à vous reparler de mon amour envers cette saga qu’est Toy Story, dans un article totalement dédié à cette œuvre, promis.

© Walt Disney Studios Motion Pictures

Quoi qu’il en soit, depuis tout gamin, j’ai développé cet amour inconditionnel envers le cinéma. Je m’abreuvais de films dès que j’en avais l’occasion. J’ai consacré une bonne partie de ma vie envers cette passion, m’amenant même à faire des études dans le domaine.
En parallèle de tout ça, en grandissant, j’ai appris à apprécier plein d’autres arts, la peinture, la littérature, la musique… Plus particulièrement le rock, un style de musique qui ne m’a pas quitté depuis que l’on m’a fait connaître des groupes légendaires comme Pink Floyd, Led Zeppelin, AC/DC, Supertramp, ou encore Queen.
Ce dernier groupe est, je pense, mon groupe de musique préféré de tous les temps. Depuis que j’ai appris à apprécier la musique pour ce qu’elle est, c’est cette folie ambiante qui me fascine à chaque écoute, nous pouvons passer du rock, à des chœurs, à des solos de piano ou encore de guitare. Tout ce mélange, toute cette créativité m’a toujours fasciné.

Autant vous dire que lorsque j’ai appris la mise en chantier de Bohemian Rhapsody, un film biopic sur mon groupe de musique préféré, j’ai tout de suite hurlé de joie ! Qu’est-ce que ça a été long d’attendre plus d’un an depuis la première annonce du film jusqu’à la sortie de ce dernier.

© Twentieth Century Fox

Bohemian Rhapsody est un film réalisé par Bryan Singer (à qui on doit les deux premiers X-Men, mais aussi Usual Suspect ou le très bon Superman Returns), sorti le 31 octobre 2018.

Le premier rôle a été donné à un Rami Malek au sommet de son art, après avoir performé pour Mr. Robot et pour un rôle dans le jeu vidéo Until Dawn. Il interprète ici – le grand – Farrokh Bulsara dit Freddie Mercury, leader du groupe Queen.

Le film se concentre surtout sur ce dernier et comment, avec les autres membres du groupe, ils sont venu à créer l’un des plus grands groupes de rock du vingtième siècle. Nous verrons les gloires et les déboires de ces derniers, entre le fait de faire accepter à un producteur Bohemian Rhapsody en tant que single et donc de faire diffuser cette dernière à la radio. Également, les problèmes de la vie personnelle de Freddie entre sa femme et les problèmes d’addiction qu’il a pu vivre.
Comme vous le voyez déjà dans ce très court résumé, nous sommes ici sur une biographie, avec un soupçon de drame. Bien évidemment le film est très romancé par rapport à la vraie vie qu’a pu vivre Farrokh, mais cela respecte dans les grandes lignes l’histoire du groupe. C’est ce qui est d’ailleurs très appréciable, je m’attendais vraiment à ce que cela soit bien plus romancé, pour montrer le leader du groupe comme étant un dieu vivant, mais il n’en est rien. Bryan Singer a choisi de montrer de lui aussi bien les bons que les mauvais côtés, ce qui permet au film d’avoir une aura bien plus réaliste que d’idéaliser Mercury.
Tous les membres du groupe sont aussi importants que lui dans le groupe Queen et c’est formidablement bien illustré, ne serait-ce que pour la réalisation des morceaux qui sont des œuvres des 4 membres ! Là encore, le film n’est pas en reste et le montre bien. Chacun y met de son idée, ils écrivent même leurs propres morceaux.

© Twentieth Century Fox

D’ailleurs en parlant des morceaux, ce sont sur l’écriture des plus grands titres que le film va en partie se concentrer. Notamment comment certaines idées leur sont venu, ou comment a été composé l’un des plus célèbres titre du groupe, homonyme au titre de ce film. Je vais pas vous le cacher, je trouve cette idée excellente ! Au lieu d’avoir simplement un biopic sur la vie personnelle de Freddie Mercury, Bryan Singer a eu l’excellente idée de parler aussi de ces aspects de créations. Alors si je devais vraiment donner un petit point négatif sur ce point, c’est que cela reste assez survolé. Ils ont une idée, ils essaient et paf on a le morceau. Bien évidemment, c’est un choix totalement assumé et logique, on ne va pas passer des heures à les regarder se triturer l’esprit à trouver les paroles et les riffs des morceaux.

Le travail d’acteur est pour beaucoup dans la qualité du film. Rami Malek, en plus de correspondre physiquement (avec la prothèse), interprète Freddie Mercury comme il le faut, avec ses mimiques et ses façons de parler. C’est une première pour moi, de voir le travail d’acteur dont fait preuve Rami Malek, en dehors de Until Dawn dans lequel il joue en motion capture, je n’avais pas encore eu l’occasion de le voir jouer dans un film (ou une série avec Mr. Robot). Autant vous le dire tout de suite, je vais totalement surveiller ce dans quoi va jouer cet acteur dans les prochaines années. Son interprétation de Freddie Mercury est totalement dingue, on y croit à fond, on ne voit plus l’acteur, mais on finit bien par voir le leader de Queen. Beaucoup d’acteurs devraient d’ailleurs s’inspirer de cela…
Les autres acteurs sont excellents eux aussi ! Tout comme Rami Malek, les acteurs interprétant les rôles des membres du groupe s’effacent totalement pour y voir les membres et non pas les acteurs. Mention spéciale à Gwilym Lee interprétant Bryan May tout en nuance avec des jeux de regards tellement hilarants ! Sans oublier Lucy Boynton jouant Mary Austin, la femme de Freddie Mercury. Juste incroyable de justesse et de profondeur !

© Twentieth Century Fox

L’apparition de Mike Myers est totalement dingue, surtout au vu du rôle qu’il joue et le fait de l’avoir fait jouer dans un film biographique sur Queen, quand on sait à quel point il a pu donner beaucoup d’amour envers le groupe dans le film Wayne’s World – une référence, je vous le surconseille ! –

Pour parler de réalisation pure, Bryan Singer nous offre ici quelque chose de très basique, bien que certains plans soient des petits bijoux de réalisation. Je pense notamment des passages où l’on voit la caméra passer par des endroits tellement confinés, qu’il est normalement impossible de le faire. Ces moments sont d’une esthétique totalement dingue et permettent des petits plans séquences lourds de sens. Comme pour lier les membres du groupe entre eux, afin de montrer à quel point ils sont en symbioses et sur la même longueur d’onde.
C’est ce qui est passionnant avec l’analyse de films, on se rend vite compte que tous les plans que l’on peut voir dans un film sont réfléchi en amont afin, qu’implicitement le spectateur ressente ce que veut faire passer comme message le réalisateur. Ce que l’on appelle le : «Show don’t tell».

© Twentieth Century Fox

Et en parlant de Show…
Bohemian Rhapsody se termine sur la plus belle de fin que ce film pouvait avoir. Je ne vais pas dire ce qu’il s’y passe outre mesure afin de vous laisser apprécier et découvrir ce climax de plus de 10 minutes, mais j’ai été totalement transporté. La réalisation, la musique, les lumières, le jeu d’acteur… Tout ce qui se passe dans ces 10 dernières minutes de film est totalement somptueux. Je suis presque convaincu que tout le film a été réalisé dans l’unique but de pouvoir réaliser cette fin. Tout y est a son paroxysme. Bryan Singer a su, en une scène complète, nous replonger plus de 30 ans en arrière, pour vivre quelque chose que les jeunes comme moi ne pourront jamais vivre.
Dans la salle de cinéma, j’ai été totalement transporté, plus rien autour de moi n’existait, il n’y avait que ce que je pouvais vivre à cet instant T. L’émotion que j’ai ressenti a été telle, que je me suis laissé totalement envahir par celle-ci. À plusieurs reprises lors du film, l’émotion commençait à me submerger et j’arrivais à la gérer. Mais alors avec cette fin, j’ai totalement vécu ce qui nous est montré et je me suis totalement laissé aller.

Cela faisait très longtemps que je n’avais pas ressenti une telle émotion dans un film et bon dieu que ça fait du bien.
Je tenais, depuis un moment, à vous parler de film, à vous écrire ces petits articles d’avis sur ce que j’ai pensé de tel ou tel film, mais je ne tombais pas sur des films transcendant, ou en tout cas, je ne trouvais pas grand chose à dire aux différents films.
Sachez que je suis très heureux d’ouvrir mes avis filmiques avec ce Bohemian Rhapsody, qui est clairement parti pour remporter la place du meilleur film que j’ai pu voir cette année et pourtant la concurrence est rude ! Mais tout le travail qui a été fait sur cette œuvre est si dingue qu’il en devient une référence à voir absolument !

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